Webmail libre · AGPL-3.0
Colombe se branche sur votre serveur Dovecot et Postfix et remplace Roundcube ou RainLoop, sans toucher à la messagerie. Une interface que chacun comprend, une sécurité active dès l’installation.




Pourquoi Colombe existe
Un institut universitaire français a découvert un matin que son serveur de messagerie envoyait du spam. Personne n’avait forcé le serveur : des identifiants volés avaient suffi, et des comptes légitimes servaient de relais, jusqu’à ce que l’hébergeur bloque la machine.
L’enquête a aussi trouvé un webmail abandonné par ses auteurs depuis des années, toujours exposé sur Internet, sans le moindre correctif. Il n’était pas la cause de l’incident. Il aurait pu être celle du suivant.
Colombe a été écrit pour le remplacer, avec une règle : chaque protection est active dès l’installation. Un administrateur pressé ne doit pas pouvoir oublier de l’activer.
Sécurité par défaut
Ce que Colombe fait sans qu’on le lui demande, sur une installation neuve, avant tout réglage.
DOMPurify côté serveur, puis affichage dans une iframe sandbox, sans scripts ni même origine. Un message piégé reste un texte inerte.
Aucun pixel de traçage à l’ouverture. L’utilisateur les affiche d’un clic, ou toujours pour ses contacts s’il le choisit.
Le navigateur ne reçoit qu’un cookie chiffré, HttpOnly et Secure. Le mot de passe reste en mémoire, jamais sur disque, huit heures au plus.
Ni CDN, ni polices distantes, ni statistiques. La Content-Security-Policy n’autorise aucune autre origine, et un test automatique y veille.
Connexion : 5 échecs par compte et 30 par adresse IP en 15 minutes. Envoi : 20 messages par compte en 15 minutes. Une ligne de journal par échec, pour fail2ban.
Seulement vers les domaines autorisés, avec mot de passe redemandé, alerte par e-mail au titulaire et trace dans son journal.
Chaque utilisateur peut l’activer (TOTP, codes de secours). Sessions actives visibles et révocables, journal des connexions.
Secrets absents ou trop courts, certificats non vérifiés, backend de démonstration en production : Colombe ne démarre pas.
Le modèle de sécurité complet, y compris ce que Colombe ne fait pas
Pour les utilisateurs
Ceux qui connaissent Gmail savent déjà s’en servir. Les autres trouvent une interface calme, lisible sur un téléphone comme sur un grand écran.

Liste, conversation, étoiles, glisser-déposer : on retrouve ses repères sans formation.
Dessinée à 320 pixels de large, puis élargie. Aucune application à installer.
Les échanges sont regroupés à la lecture, les anciens messages repliés.
Mise en forme, images, signatures par identité, réponses types, brouillons enregistrés au fil de la frappe.
Des règles façon Gmail et une réponse automatique, enregistrées sur le serveur avec Sieve.
Autocomplétion, groupes, import et export vCard.
Les nouveaux messages arrivent sans recharger la page, avec notifications du bureau.
Quelques secondes pour rattraper un message parti trop vite, ou une suppression.
Ceux de Gmail. La touche « ? » les affiche.
Clair, sombre, ou selon le réglage de l’appareil.
WCAG 2.2 AA vérifié : clavier, lecteurs d’écran, contrastes.
Interface, messages d’erreur et documentation, écrits pour être compris.


Autres applications
L’onglet « Autres applications » donne à chacun ses réglages exacts et les étapes pour son logiciel, avec un code QR pour les ouvrir sur le téléphone.
À savoir : depuis 2026, Gmail sur ordinateur ne relève plus les boîtes d’autres fournisseurs. Colombe l’explique à l’utilisateur et propose le transfert, si l’établissement autorise les adresses Gmail.

Pour les administrateurs
Colombe parle IMAP, SMTP et ManageSieve à votre serveur, exactement comme Roundcube. Dovecot et Postfix restent tels quels ; le courrier ne quitte pas le serveur IMAP.
mkdir -p /opt/colombe && cd /opt/colombe
# docker-compose.yml et colombe.env.example :
# dossier deploy/docker/ des sources
cp colombe.env.example colombe.env
chmod 600 colombe.env
$EDITOR colombe.env # serveur, domaines, secrets
docker compose up -d
curl -s http://127.0.0.1:3000/api/healthtar -xzf colombe-<version>.tar.gz -C /opt
mv /opt/colombe-<version> /opt/colombe && cd /opt/colombe
# Reprend la configuration de Roundcube,
# génère les secrets, teste les connexions
node scripts/colombe-setup.mjs \
--from-roundcube /etc/roundcube/config.inc.php \
--out /etc/colombe/colombe.env
node scripts/colombe-doctor.mjs \
--env-file /etc/colombe/colombe.env
cp deploy/systemd/colombe.service /etc/systemd/system/
systemctl enable --now colombeNODE_ENV=production
MAIL_HOST=mail.univ-exemple.fr
MAIL_DOMAINS=univ-exemple.fr
NUXT_SESSION_PASSWORD=<openssl rand -base64 32>
WEBMAIL_DATA_KEY=<openssl rand -base64 32, une autre>
WEBMAIL_DATA_DIR=/var/lib/colombePrérequis : Docker ou Node.js 24, un serveur IMAP et SMTP en TLS. ManageSieve (Dovecot Pigeonhole) pour les filtres.
Six variables suffisent. Tout est vérifié au démarrage : s’il manque quelque chose, Colombe refuse de démarrer et liste chaque problème.
Référence de configurationconfig.inc.php, puis contacts, groupes, identités, signatures et réponses types. Simulation par défaut, import rejouable.
Migrer depuis RoundcubeLes deux webmails parlent au même serveur. Un groupe pilote d’abord, la bascule quand vous êtes prêt.
Vue d’ensembleGET /api/health pour la supervision, colombe-doctor pour le diagnostic, filtre et prison fail2ban fournis.
ExploitationComparaison
Seulement ce que nous pouvons vérifier. Roundcube reste un logiciel solide ; Colombe fait d’autres choix, et n’a pas encore tout ce qu’il propose.
| Critère | Colombe | Roundcube | RainLoop / SnappyMail |
|---|---|---|---|
| Technologie côté serveur | Node.js 24 | PHP | PHP |
| Licence | AGPL-3.0 | GPL-3.0 | AGPL-3.0 |
| Maintenance | Active | Active | RainLoop : plus de version depuis 2022. SnappyMail, son fork, est maintenu. |
| Administration | Variables d’environnement, vérifiées au démarrage. Aucune interface d’administration web. | Fichier config.inc.php | Interface d’administration web |
| Chiffrement PGP | Non prévu | Oui (extension Enigma) | Oui |
Logiciel libre
Colombe est distribué sous licence GNU AGPL-3.0 : vous pouvez l’utiliser, l’étudier, le modifier et le redistribuer. Si vous proposez en ligne une version modifiée, vous en publiez le code. En production dans un institut universitaire français depuis septembre 2026.